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La Valise d'Ivan Ivanovitch

Emmy Goldacker
Nombre de pages: 160
Langue: Français
Dimensions: 160 X 220 X 10
Parution: 2006
Reliure: Thermo
Collection:
ISBN: 978-2-88341-156-2
CHF 32.00

Jeune institutrice à Berlin, Emmy Attinger, alors Emmy Goldacker, est arrêtée par les Russes à la fin de la guerre. De 1945 à 1955, elle est en camp de travaux forcés (Goulag), en Sibérie.

Récit de cette expérience difficile.

Voici ce qu'elle écrit en avant-propos:

Ce livre raconte une histoire vraie et tout ce qui est relaté dans les pages qui suivent, je l'ai personnellement vu et vécu. J'ai évité de reprendre des histoires racontées par d'autres et trop facilement déformées déjà par la première personne qui les transmet.


1955, quand j'ai été la première fois à Moscou, plus de dix ans d'emprisonnement étaient derrière moi et, condamnée à dix ans, j'attendais ma libération avec impatience. Un jour, un gardien civil m'a montré certaines curiosités de Moscou, et, parmi celles-ci, naturellement, la Place Rouge, nous sommes même entrés dans le grand magasin GUM. Avec mes derniers roubles gagnés en travaillant dans le goulag, je me suis acheté un stylo... Pendant les dix ans de ma détention, j'avais bien appris non seulement à parler le russe mais aussi à lire et écrire l'écriture cyrillique. En essayant le nouveau stylo, j'ai écrit mon nom en lettres cyrilliques sur une page blanche... toute fière de mon exploit...


Dans ma petite "Valise en bois" (la grande, la véritable valise en bois a été brûlée par des réfugiés de Berlin-Est accueillis par ma mère dans sa petite maison à Berlin-Ouest dans les années 60) j'ai rapporté toutes les expériences de vie d'une jeune femme, née entre deux guerres mondiales ayant vécu sous deux dictatures. L'administration de la dictature des Nazis l'avait obligée à travailler dans le Centre de Contre-espionnage allemand et la dictature de Staline a pris ce fait comme prétexte pour la condamner à dix ans de travaux forcés. L'essentiel de mes expériences se résume en quelques mots:


J'ai trouvé toujours et partout des êtres humains, quelle que soit la dictature, et ces rencontres m'ont remplie d'une grande gratitude. J'ai appris aussi - cela représente une richesse inestimable - à être reconnaissante pour un morceau de pain... même noir et humide. A tous ceux qui vont lire ce livre, j'aimerais dire que la vie vaut la peine d'être vécue.

Emmy Goldacker, Cheseaux, janvier 2006

 





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